Aller au contenu principal
Fermer

En meeting, Macron vante un projet "de justice" et attaque les extrêmes
information fournie par Reuters 03/04/2022 à 11:21

EN MEETING, MACRON VANTE UN PROJET "DE JUSTICE" ET ATTAQUE LES EXTRÊMES

EN MEETING, MACRON VANTE UN PROJET "DE JUSTICE" ET ATTAQUE LES EXTRÊMES

par Elizabeth Pineau et Michel Rose

PARIS (Reuters) - A une semaine du premier tour de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron a tenté samedi de donner un élan à sa campagne lors d'un meeting pendant lequel il a égréné son projet, attaqué l'extrême droite et défendu les valeurs de la France, "meilleure réponse aux défis des temps".

En recul ces derniers jours dans les sondages, même s'il reste en tête avec environ 26% des voix devant Marine Le Pen, la candidate du Rassemblement national, créditée d'environ 20%, le président sortant a invité quelque 30.000 militants réunis à l'Arena de La Défense, près de Paris, à "voir grand" et à "tenir cette promesse française de justice, de progrès".

Il reste huit jours "pour convaincre, pour mobiliser", a-t-il lancé. "Travail, humanisme, progrès, voilà ce que nous voulons faire ensemble, voilà ce qui nous rend fiers, si fiers d'être Français."

Entre deux prises de parole du président-candidat, qui a parlé deux heures durant, des extraits du quinquennat finissant ont été diffusés sur des écrans géants.

"Et un, et deux, et cinq ans de plus", "Macron président", a scandé la foule durant le discours prononcé sur une scène centrale, devant laquelle avaient pris place parlementaires et membres du gouvernement.

"Je ne me résoudrai jamais à ce qu'on puisse faire des économies au détriment des Français les plus précaires, les plus modestes tandis que d'autres fraudent, c'est injuste", a dit Emmanuel Macron au début de son intervention, avant de rappeler les mesures de son programme présentées en conférence de presse le 17 mars.

"Comme vous, je vois encore tant de vies empêchées, je sais toutes les lenteurs qui alimentent l'impatience, tant de blocages qui nourrissent la colère", a-t-il dit, insistant sur les mesures sociales à l'adresse d'un électorat de gauche où beaucoup le jugent trop libéral.

Evoquant les graves dysfonctionnements dans les Ehpad, il s'est même inspiré d'un slogan du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), représenté cette année à la présidentielle par Philippe Poutou, et avant lui par Olivier Besancenot, en déclarant : "Nos vies, leurs vies, valent plus que tous les profits".

Remettant la barre à droite, le président a assumé de demander aux Français de "travailler plus", fixant comme objectif d'atteindre le plein emploi.

"Il n'y a pas d'Etat social, pas d'Etat providence, s'il n'y a pas un Etat productif fort (...) qui crée de la richesse pour pouvoir la redistribuer", a-t-il expliqué, réaffirmant qu'il n'augmenterait pas les impôts.

CONTRE "LE GRAND RABOUGRISSEMENT"

Après un quinquennat marqué notamment par une pandémie et le retour de la guerre en Europe, "nous ne sommes plus les mêmes", a dit Emmanuel Macron.

Alors que la France assure la présidence tournante du Conseil européen, il a prononcé un vibrant plaidoyer en faveur de l'Europe, dénonçant, à l'adresse de l'extrême droite, ceux qui lui préfèrent "le grand rabougrissement."

Emmanuel Macron a aussi défendu les valeurs nationales, vantant "la force inspirante de la liberté", "le goût de l'égalité", "la force tranquille de la fraternité" et, "face au fanatisme islamiste qui sème la mort, (...) la vigueur apaisée de la laïcité".

"Liberté, égalité, fraternité, laïcité : nos valeurs sont les meilleures réponses aux défis des temps, elles sont profondément modernes", a-t-il dit. "Elles doivent être défendues sans relâche, une conquête de chaque matin."

Emmanuel Macron a plaidé pour l'unité du pays face au "danger extrémiste".

"La France est un bloc. On ne trie pas, on ne choisit pas, on la prend comme elle est !", a-t-il dit. "La mobilisation c'est maintenant, le combat c'est maintenant. C'est le combat du progrès contre le repli, du patriotisme et de l'Europe contre les nationalistes."

A l'approche du vote, le chantre du "en même temps" a lancé un appel à d'autres courants, "de la social-démocratie au gaullisme en passant par l'écologie. Depuis le début, nous n'avons qu'un parti, c'est notre pays, notre volonté d'agir, de porter nos valeurs."

Parmi les militants venus écouter le président, Martin Rochepeau, étudiant de 22 ans, a dit à Reuters avoir apprécié "un discours qui témoignait de la volonté d'Emmanuel Macron de détailler ce qu'il compte mettre en oeuvre, mais qui manquait de souffle."

(Reportage Elizabeth Pineau et Michel Rose, édité par Tangi Salaün)

8 commentaires

  • 03 avril 17:57

    Voter pour Macron c'est voter pour MC Kinsey, alors Non merci


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • Frappes près de l'aéroport de Mehrabad à Téhéran, le 7 mars 2026 ( AFP / ATTA KENARE )
    information fournie par AFP 07.03.2026 04:35 

    Voici les derniers événements liés à la guerre au Moyen-Orient, entrée samedi dans son huitième jour: - Israël bombarde Téhéran L'armée israélienne a dit dans la nuit avoir lancé des frappes "de grande ampleur" sur la capitale iranienne. Son chef d'état-major avait ... Lire la suite

  • Le président Donald Trump participe à une table ronde à la Maison Blanche, à Washington, le 6 mars 2026 ( GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Anna Moneymaker )
    information fournie par AFP 07.03.2026 04:13 

    Donald Trump, en pleine guerre en Iran, reçoit samedi dans l'une de ses propriétés de Floride (sud) plusieurs alliés d'Amérique latine, une région qu'il considère ouvertement comme son pré carré. Douze dirigeants, pour certains adeptes enthousiastes de la rhétorique ... Lire la suite

  • Le président du Rassemblement national Jordan Bardella, à gauche, avec à sa droite le candidat RN à la mairie de Marseille Franck Allisio, le 6 mars 2025, à Marseille ( AFP / Thibaud MORITZ )
    information fournie par AFP 07.03.2026 03:55 

    Dans la dernière ligne droite d'élections municipales sans vraie certitude, le Rassemblement national se démultiplie dans une campagne aux allures de préfiguration de la présidentielle, face à une gauche en plein doute sur ses alliances. A huit jours du premier ... Lire la suite

  • La fumée de frappes aériennes dans une zone centrale de Téhéran, le 6 mars 2026.en Iran ( AFP / ATTA KENARE )
    information fournie par AFP 07.03.2026 02:33 

    Israël bombardait tôt samedi la capitale iranienne Téhéran, après que Donald Trump a dit vouloir la "capitulation" de l'Iran. "Tsahal a entamé une vague de frappes de grande ampleur" contre des cibles gouvernementales dans la capitale iranienne, selon un communiqué ... Lire la suite

Pages les plus populaires